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 Greenpeace et le thon rouge

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James
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MessageSujet: Greenpeace et le thon rouge   Ven 17 Nov - 15:24

Le Rainbow Warrior II de Greenpeace vient d'accoster dans le port de Dubrovnik afin d'inaugurer l'ouverture de la session 2006 de l'ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) qui se tiendra du 17 au 26 Novembre. A son bord, l'équipe de Greenpeace venue pour débattre de l'avenir du thon rouge en Méditerranée et réclamer auprès des Etats membres des mesures concrètes pour lutter contre la pêche illégale de thon rouge.

Du 17 jusqu'au 26 novembre, les pays-membres de l'ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) se réunissent à Dubrovnik pour décider de l'avenir du thon rouge, l'espèce de thonidés la mieux valorisée.

Greenpeace demande aux états membres de l'ICCAT de tout faire pour éviter la disparition du thon rouge de Méditerranée. Le Comité Scientifique de l'ICCAT s'est réuni en juin 2006 à Madrid a conclu que « le volume de capture enregistré sur les dernières années dépasse dans des proportions significatives le niveau maximal autorisé et se situe probablement aux alentours de 50.000 tonnes par an dans l'Est-Atlantique et en Méditerranée ».

La pêche illégale de thon rouge pratiquée en Méditerranée a mené le stock au bord de l'effondrement. En dépit du seuil maximal de capture autorisé, fixé par l'ICCAT à 32.000 tonnes en Méditerranée et dans l'Est Atlantique, ce sont au minimum 45.000 tonnes qui ont été extraites en 2005 selon le rapport qu'a publié Greenpeace en mai dernier. Le Comité Scientifique et Technique de l'ICCAT a depuis non seulement confirmé ces chiffres mais également estimé les captures à 50.000 tonnes par an durant les dernières années.

« La pêcherie du thon rouge se trouve prise dans un engrenage infernal, estime Stéphan Beaucher, Responsable de la campagne Océans chez Greenpeace France, ce qui l'amène à toujours capturer plus. Aujourd'hui l'industrie thonière est en train de creuser une tombe dans laquelle vont tomber non seulement le thon rouge mais également les communautés de pêcheurs qui en dépendent. Ces armements ont tout simplement perdu tout sens de la réalité ».

Les demandes que Greenpeace adresse à l'ICCAT sont donc les suivantes : Une extension de la période de fermeture de la pêcherie. La pêche industrielle du thon rouge dans l'Est-atlantique et en Méditérranée doit être interdite du 1er mai au 31 août ; Une réduction substantielle des quotas qui s'inscrirait dans un plan de reconstitution des stocks sur le long terme, plan qui serait basé sur le principe de précaution et une approche écosystémique. Les délégués ne doivent pas dépasser le seuil de 15 000 tonnes préconisés par les analyses scientifiques ; La fermeture de la pêche au thon rouge sur les frayères et les nurseries de l'espèce, en particulier les îles Baléares ; Une taille minimale de capture qui corresponde à la maturité sexuelle de l'espèce : Au minimum 30 kg au lieu de 10 actuellement en vigueur ; La mise en place d'un corps d'observateurs indépendants habilités à intervenir sur les bateaux de pêche, dans les remorqueurs et sur les fermes d'engraissement ; Un plan contraignant de réduction de la surcapacité de pêche, plan qui empêcherait les armements d'exploiter des vides juridiques comme l'immatriculation temporaire sous pavillons tiers où la délocalisation partielle des flottilles vers d'autres zones de pêche ; L'interdiction immédiate des transbordements en mer en dehors de zones désignées et contrôlées en temps réel par l'ICCAT ; L'expansion du secteur de l'engraissement de thons rouges doit être stoppée tant que le stock ne montrera pas de signes significatifs de reconstitution. Au delà, les gouvernements doivent mettre en place un plan de réduction de la capacité de production des fermes existantes pour éviter le blanchiment à grande échelle de captures non déclarées.

Dès aujourd'hui, et jusqu'à la fin de la session de l'ICCAT, le Rainbow Warrior sera amarré dans le port de Dubrovnik pour mobiliser l'attention internationale sur le déclin d'une des espèces emblématiques de l'écosystème méditerranéen.

« Il est indiscutable que les gouvernements qui sont responsables du contrôle des bateaux présents sur cette pêcherie ne sont pas en mesure de mettre en application la réglementation, constate Sebastian Losada, chargé de campagne Océans pour Greenpeace Espagne. Il est difficile de trouver des cas similaires dans lesquels l'avis des scientifiques est exprimé aussi clairement ; les délégués de l'ICCAT doivent agir et agir maintenant. Nous ne pouvons tout simplement pas prendre le risque de continuer ainsi comme si tout était normal »

Le temps presse pour le thon rouge de Méditerranée. Si ces mesures ne figurent pas dans les résolutions, l'ICCAT restera dans l'histoire « comme l'instance qui aura géré l'effondrement d'une des pêcheries les plus génératrices de valeur ajoutée, de la disparition d'une des espèces marines emblématiques et de celle du mode de vie et de la culture des pêcheurs dont la survie dépend du thon rouge. »
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